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Dengue et chikungunya autochtones en France : ce que montre la surveillance de cette saison

Mosticare Editorial4 sept. 20265 min de lecture

Une intelligence artificielle a traduit cet article depuis l'original anglais.

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Shot by Lucas van Oort

La France signale davantage de cas autochtones de dengue et de chikungunya cette saison, avec des foyers dans plusieurs régions. Voici ce que montrent les dernières données de surveillance.

Le risque de maladie s'est rapproché de chez nous

Chaque année, de mai à novembre, les agences de santé publique en France mènent une surveillance renforcée pour le chikungunya, la dengue et le Zika. La raison est simple. Le moustique qui transporte ces virus, Aedes albopictus, est maintenant implanté dans une grande partie du pays. Lorsqu'un voyageur revient avec l'un de ces virus, un moustique local peut piquer cette personne puis transmettre le virus à une autre. C'est ainsi que commencent les cas de transmission locale. En 2024, de tels cas étaient très rares. D'ici 2025, la situation avait changé. Les dernières données pour 2026 montrent une activité continue, avec plus d'épisodes que lors des semaines précédentes. Comprendre ces chiffres importe pour toute personne planifiant des voyages ou vivant dans les zones touchées. Les chiffres proviennent directement des bulletins de surveillance nationaux et des rapports de surveillance européens.

Onze épisodes locaux, et la plupart sont des chikungunya

Au 24 août 2026, Santé publique France avait identifié 11 épisodes de transmission vectorielle autochtone en France métropolitaine. Soit cinq de plus que la semaine précédente. Sept de ces épisodes étaient des chikungunya, totalisant 33 cas. Chaque épisode impliquait entre 1 et 19 personnes. Les zones touchées comprenaient le Tarn et le Lot en Occitanie, la Gironde en Nouvelle-Aquitaine et le Val-de-Marne en Île-de-France. Les quatre épisodes restants étaient des dengue, avec cinq cas au total. Ceux-ci sont survenus dans le Tarn et l'Hérault en Occitanie, la Dordogne en Nouvelle-Aquitaine et les Bouches-du-Rhône en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Pour chaque épisode, l'agence a indiqué que des enquêtes étaient en cours et que des mesures de prévention et de contrôle avaient été lancées. Cette tendance montre que la propagation locale n'est plus confinée au sud. Elle a atteint des régions plus au nord.

L'Europe suit ces chiffres de près

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, connu sous le sigle ECDC, suit également cette situation. Dans son rapport pour la semaine 35 de 2026, qui couvre la fin du mois d'août, l'ECDC a confirmé que la France était le seul pays d'Europe à avoir signalé des cas de chikungunya acquis localement cette année. Il a compté 33 cas et noté huit cas supplémentaires depuis la mise à jour précédente, ainsi que quatre nouveaux foyers. Pour la dengue, la France a signalé cinq cas acquis localement. Quatre foyers ont été enregistrés, dont deux encore actifs. Un nouveau foyer était apparu depuis le dernier rapport. L'ECDC a déclaré qu'il continuerait de publier des mises à jour hebdomadaires jusqu'en novembre 2026. L'objectif est de fournir aux autorités de santé publique les informations dont elles ont besoin pour réagir. Cette perspective européenne confirme que la situation en France est exceptionnelle pour la région et mérite une attention particulière.

Pourquoi cette saison est différente des années précédentes

Pour comprendre pourquoi cette saison se distingue, il faut regarder le passé récent. Entre 2004 et 2024, le chikungunya transmis localement en France métropolitaine était presque inconnu, avec seulement trois épisodes enregistrés. Il s'agissait de deux cas à Fréjus en 2010, de 12 à Montpellier en 2014 et de 17 au Cannet-des-Maures en 2017. Puis, en 2025, les chiffres ont fortement augmenté. Cette année-là, 809 cas de chikungunya acquis localement ont été identifiés en France métropolitaine. La page de données de Santé publique France qualifie ce nombre de plus élevé depuis le début de la surveillance renforcée en 2006. Cette hausse a été liée à une importante épidémie à La Réunion, qui a produit de nombreux cas importés. La saison 2025 a également commencé plus tôt que d'habitude, et certaines épidémies locales sont apparues en mai. Les chiffres actuels de 2026 poursuivent cette tendance, mais avec moins de cas que l'année précédente.

Les cas importés sont un élément clé de l'histoire

Aucune transmission locale ne peut débuter sans une source du virus. En France, cette source est généralement un voyageur revenant d'une région où la dengue ou le chikungunya circule déjà. Les données de surveillance montrent l'importance de ces importations. Entre le 1er mai et le 23 août 2026, Santé publique France a compté 117 cas importés de chikungunya, 328 cas importés de dengue et 11 cas importés de Zika en France métropolitaine. En 2025, un schéma similaire est apparu. Au 10 juillet de cette année, 1 911 cas importés de chikungunya avaient été notifiés, et 89 % d'entre eux étaient liés à un voyage à La Réunion. Ces cas importés peuvent semer de nouvelles épidémies locales lorsque le moustique approprié est présent. C'est pourquoi les agences de santé demandent aux voyageurs de se protéger des piqûres et de signaler tout symptôme après leur retour.

Le virus du Nil occidental fait également son apparition

La dengue et le chikungunya ne sont pas les seuls virus transmis par les moustiques à surveiller cette année. Le bulletin national a également enregistré 30 infections autochtones au virus du Nil occidental au 24 août 2026, soit 12 de plus que la semaine précédente. Ces cas étaient répartis en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Occitanie, en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes. Pour la première fois, des cas humains de virus du Nil occidental ont été détectés dans les départements de l'Aude, de la Seine-et-Marne et de la Drôme. Le virus du Nil occidental est normalement porté par différents moustiques, souvent de l'espèce Culex, et a un cycle différent impliquant les oiseaux. La plupart des personnes infectées ne présentent aucun symptôme, mais un petit nombre peut développer une maladie neurologique grave. L'apparition de ce virus dans de nouvelles zones montre que l'aire de répartition des maladies transmises par les moustiques s'étend. Cela souligne également la valeur d'une surveillance complète dans toute la France.

Les perspectives pour le reste de la saison

Que faut-il attendre dans les semaines à venir ? La période de surveillance renforcée dure jusqu'à la fin de novembre, lorsque le temps plus frais réduit l'activité des moustiques. Par le passé, des épidémies ont continué à l'automne, donc les agences de santé publique ne cesseront pas encore leur surveillance. Elles mènent déjà des enquêtes pour chaque nouveau cas et appliquent des mesures de contrôle pour limiter la propagation. Ces mesures peuvent inclure des traitements insecticides, l'élimination des eaux stagnantes et l'information des communautés locales. Pour les résidents et les visiteurs, les mesures les plus efficaces sont simples : utiliser un répulsif, couvrir sa peau à l'aube et au crépuscule, et vider tout récipient qui collecte de l'eau. Aucun vaccin contre le chikungunya n'est largement disponible en Europe, et les vaccins contre la dengue ont des limites. La prévention repose donc toujours sur l'évitement des piqûres de moustiques. En surveillant les bulletins hebdomadaires, vous pouvez rester informé des zones à plus haut risque.

Sources

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